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LIEGE Science Park : un dossier débloqué grâce à la concertation

Arrêté plusieurs années suite à un recours, le dossier de l’extension du LIEGE Science Park est aujourd’hui relancé grâce à la concertation avec les riverains.

Après de nombreuses rencontres et plusieurs modifications par rapport au projet initial, le chantier peut donc débuter.

Situé à proximité immédiate du campus de l’Université de Liège au Sart-Tilman, le LIEGE Science Park a été créé en 1975 avec un but : offrir de l’espace pour le développement d’entreprises issues de la recherche universitaire. Aujourd’hui, il accueille quelques-uns des fleurons liégeois des hautes technologies, ainsi que de nombreuses spin-offs. Le succès est tel que le parc, qui compte près de 3.000 emplois, affiche complet depuis plusieurs années. « Nous sommes donc très heureux de pouvoir donner le premier coup de pelle pour cette extension qui apportera 40 nouveaux hectares bienvenus. Car s’il existe des structures d’accueil pour les start-ups, notamment le Spatiopôle, après 5 à 6 ans d’incubation, elles sont prêtes à voler de leurs propres ailes, à grandir et à offrir de nouveaux emplois. Pour cela, il leur faut de l’espace. Il était donc urgent de débuter les travaux sur la partie Bois Saint-Jean, bloqués depuis plusieurs années car le premier projet n’avait pas convaincu les riverains », détaille Julien Mestrez, Président de la SPI.

Le premier projet d’équipement de cette zone date de 2006, mais les riverains avaient déposé un recours au Conseil d’Etat qui avait imposé un coup d’arrêt au dossier. « Tout cela est à présent derrière nous, grâce à la concertation. Une étude d’incidence a été réalisée et nous avons tenu compte des demandes des riverains, que nous avons rencontrés à plusieurs reprises, pour modifier plusieurs aspects du projet, notamment au niveau de la mobilité », souligne Julien Mestrez. Qui ajoute également qu’aujourd’hui, « nous intégrons cette concertation beaucoup plus en amont dans nos procédures, ce qui permet à la fois d’éviter les blocages et de profiter de l’expertise des riverains pour améliorer nos dossiers. En effet, qui mieux qu’eux sait où l’eau s’accumule en cas de pluie, et donc quelle est la meilleure place pour un bassin d’orage, ou encore quelles sont les habitudes de circulation dans la zone et donc comment éviter certains soucis de mobilité ? Nous sommes en tout cas persuadés que la communication est essentielle pour aboutir à des solutions profitables à tous, et ce dossier en est un bel exemple. » La concertation ne s’arrête d’ailleurs pas avec le début des travaux, et de nouvelles réunions d’information seront encore organisées aux phases importantes du chantier.

Mobilité et intégration environnementale

Parmi les principales modifications apportées au projet initial, on note le déplacement et  l’aménagement revu du giratoire sur la N680, des passages pour les modes doux repensés et allongés, le déplacement de deux arrêts de bus, ainsi que le réaménagement de l’actuelle entrée dans le parc au milieu de la côte du Sart-Tilman, où des feux intelligents (avec mise au vert automatique pour les bus) seront installés, ainsi qu’une bande de circulation supplémentaire pour faciliter le tourne-à-droite. La rue du Sart-Tilman sera mise en cul de sac afin d’y éviter la circulation de transit et une voirie de connexion « light » sera créée à travers le couloir écologique afin de relier les deux parties du parc. Les équipements d’égouttage et les bassins d’orage ont également été majorés largement afin de parer à toute éventualité en cas de fortes pluies.  « La nouvelle extension préservera le caractère verdoyant des lieux, avec près de 20ha sur les 60 repris dans le périmètre d’étude qui seront consacrés à des espaces verts et aux couloirs écologiques. Une charte urbanistique garantira la bonne intégration des bâtiments, qui devront se fondre aussi bien dans les arbres que ceux de la première partie du parc », relève Françoise Lejeune, Directrice générale de la SPI.

Main dans la main avec la Spaque

Dans le cadre de ce dossier, il est également important de noter le partenariat qui réunit la Spaque et la SPI. Bien que très verte, la zone Bois St-Jean est en effet une ancienne décharge de l’industrie sidérurgique qui a été assainie par la Spaque. Philippe Adam, son directeur, se plaît d’ailleurs à rappeler que « la création de ce parc illustre parfaitement notre slogan « de la Wallonie d’hier, nous créons celle de demain », puisqu’après avoir été un lieu de dépôt des déchets d’industries lourdes, la SPI va équiper et commercialiser cette zone pour le compte de la Spaque afin d’en faire un lieu propice au développement d’entreprises à haute valeur ajoutée, issues de la recherche universitaire ».

En pratique, les travaux de débardage ont déjà débuté et ils seront suivis par ceux d’équipement du parc, pour lesquels la SPI dispose déjà du permis d’urbanisme. Un nouveau permis a été déposé pour ce qui concerne les nouveaux aménagements de mobilité (voirie de liaison, rond-point, carrefour N680). Une fois celui-ci obtenu, en septembre, les riverains retireront le recours qu’ils avaient introduit. Les travaux d’aménagement du rond-point sur la N680 pourront alors débuter. Ils devraient être terminés pour Noël, alors que l’aménagement de la voirie d’accès au parc durera jusqu’en mai 2013. L’aménagement du carrefour à mi pente de la côte du Sart-Tilman débutera également en août 2012 mais sera fini beaucoup plus tôt, fin septembre 2012. « Tout a été mis en place pour limiter l’impact sur la circulation et celle-ci sera maintenue sur une bande dans chaque sens pendant toute la durée des travaux. Mis à part l’aménagement du rond-point qui sera visible directement par les automobilistes pendant plusieurs semaines, les autres parties du chantier n’entraîneront aucune conséquence sur la mobilité dans les environs », souligne Françoise Lejeune. L’ensemble du chantier, dont le coût s’élève à 10 millions d’euros financés par la Spaque, la Wallonie et le Feder, sera terminé fin 2013.

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